LES ACCIDENTS MUSCULAIRES CHEZ LE FOOTBALLEUR.

19 juillet 2013 - 12:00

LES ACCIDENTS MUSCULAIRES CHEZ LE FOOTBALLEUR.

Les ennuis musculaires représentent certainement avec l’entorse de la cheville et du genou la pathologie traumatique la plus fréquente dans la pratique du foot. Apres un rappel de la classification communément admise, il parait important d’envisager la prévention, et bien sur la reprise de l’activité sportive.

 

 

CLASSIFICATION DES LESIONS MUSCULAIRES.

 

 

 

1°) Les accidents musculaires sans lésion anatomique.

 

 

- La crampe : Connue de tous, en fin d’entraînement ou de match, contraction involontaire et douloureuse se passant en quelques minutes avec de simples étirements le plus souvent.

 

 

 

- La courbature : Douleurs musculaires survenant 12h ou 24h après l’effort, les muscles sont douloureux, la gène peut durer une semaine. Massages, pommades, réduction de l’activité suffisent le plus souvent à remettre tout en état.

 

 

- La contracture : Il s’agit le plus souvent d’une contraction de défense. La contraction est involontaire, inconsciente et permanente. C’est la contracture du torticolis, du lumbago par exemple. Ici l’aide médicamenteuse sera le plus souvent utile et nécessaire.

Dans ces accidents musculaires faut-il avoir recours aux examens complémentaires, comme l’échographie? Votre médecin après vous avoir examiné et interrogé vous répondra par la négative.

 

 

 

 

2°) Les accidents musculaires avec lésion anatomique.

 

 

- L’élongation (stade 1) : C’est la “pointe” ressentie après un tir, un tacle.....Anatomiquement il existe des micros déchirures sur ce muscle qui a été sollicité à la limite de son étirement maximal. La douleur est brutale et modérée ainsi que l’impotence. Il n’y a pas d’ecchymose (bleu) ni d’hématome. La mobilisation active du muscle est quasi non douloureuse. Une contention extensible sera la bienvenue.

 

 

 

- La déchirure (stade 2) : Ici il y a déchirure de fibres voire de faisceaux musculaires. C’est le “ claquage”. Le mécanisme peut être intrinsèque (sans cause extérieure), il y a contraction violente et rapide du muscle, démarrage rapide, shoot dans le vide........Mais il peut être extrinsèque (cause extérieure), c’est la fameuse “béquille” bien connue. La douleur est brutale et localisée, l’impotence est totale, il existe un hématome, une ecchymose et souvent en palpant le muscle on peut percevoir une petite dépression.La mobilisation active est douloureuse. Une contention inextensible est indispensable.

 

 

- La rupture (stade 3) La désinsertion : Il existe ici une déchirure totale du muscle soit par un mécanisme intrinsèque (contraction excessivement brutale et forte) soit par mécanisme extrinsèque (choc direct et violent sur un muscle contracté). La douleur est “terrible” l’impotence est totale, la mobilisation active impossible, il y a rapidement formation d’un hématome. Il faut d’emblée immobiliser le muscle et consulter au plus vite. (Chirurgie possible)

Dans ces 3 stades il faudra avoir recours à des examens complémentaires. L’examen clé est ici représenté par l’échographie. Il est intéressant de la pratiquer entre la 48° et la 72° heure. Elle pourra être répétée pour suivre l’évolution des lésions.

 

 

 

 

QUE FAIRE AVANT DE CONSULTER?

 

 

 

 

Au bord du terrain, le soigneur appliquera la consigne GREC.

Il semble important de noter certains facteurs de gravité: - La douleur syncopale,” terrible” - La perception d’un craquement, d’un claquage. - L’apparition rapide d’une ecchymose. - L’impotence fonctionnelle immédiate. - Le mécanisme lésionnel.

Ces renseignements seront utiles pour le praticien qui prendra en charge le blessé.

 

 

 

 

PEUT ON PREVENIR CES ACCIDENTS MUSCULAIRES?

 

 

 

 

L’entraîneur, le coach, le médecin peuvent chacun dans leur registre, aider à prévenir ces accidents.

 

 

1°) Respect des règles du sport et refus de tout geste agressif, coups inutiles, tacles assassins......On évitera alors bon nombre d’accidents souvent graves déchirures et ruptures.

 

 

2°) Respect des règles hygiéno diététiques, en privilégiant l’absorption des sucres lents, l’hydratation suffisante (3 litres d’eau/ jour), en évitant les excès de protéines animales et le graisses. Ne pas oublier l’hygiène bucco dentaire.

 

 

3°) Respect de la préparation athlétique qui idéalement comprend 3 stades:

 

 

- Le renforcement musculaire global fait partie de toute préparation à l’effort.

 

- Les étirements sont prépondérants. Etirements en tension passive en phase de récupération, étirements en tension active (contraction associée à l’allongement) lors de la préparation à l’effort.

 

 

- L’échauffement indispensable avant chaque entraînement et chaque match. En effet il augmente la température du muscle et met celui ci “en éveil”.

 

 

QUAND REPRENDRE LE FOOT?

 

 

 

Voilà la question que l’on pose au médecin ou au kiné avec souvent beaucoup d’insistance. Pour les accidents sans lésion anatomique la reprise est bien sur rapide. A l’inverse quand il y a lésion anatomique il est impératif de respecter des délais. En moyenne il faut compter avant la reprise de l’entrainement:

- 10 jours pour une élongation

- 30 jours pour une déchirure

- 50 jours pour une rupture.

 

 

Durant cette période il faudrait idéalement avoir recours au kiné.

 

 

Apres cette période, l’entraînement pourra être repris avec prudence et il faudra là encore être patient et respecter d’autres délais avant la reprise de la compétition:

- 5 jours pour une élongation

- 15 jours pour une déchirure

- 30 jours pour une rupture.

 

 

Dans tous les cas il faut que la douleur ait disparu, et que pour les accidents musculaires des membres inférieurs (les plus fréquents) la course lente se fasse sans boiterie et que l’appui monopodal (sur un pied) soit possible.

En résumé ne jamais banaliser un accident musculaire, être attentif aux signes de gravité que tout homme de terrain doit savoir repérer, et surtout savoir être patient et ne pas hésiter au moindre doute à consulter le médecin qui jugera de l’opportunité de recourir aux examens complémentaires d’une part et se fera aider par le kiné d’autre part. Grâce à cela le footballeur ne sera pas ce blessé permanent que l’on voit trop souvent!

 

 

 

 

LES BONS GESTES.

 

 

 

Vous êtes présents sur la feuille de match, dirigeant, entraîneur, soigneur, joueur........ Vous vous trouvez en présence d’un traumatisme articulaire (cheville, poignet, genou, coude..), mais vous n’êtes pas médecin. Que devez vous faire? Retenez un seul mot: GREC.  

G comme glaçage  

R comme repos  

E comme élévation

C comme compression.

 

 

Prenons l’exemple d’un traumatisme articulaire fréquent dans la pratique du foot: l’entorse de cheville. Il s’agit d’une simple élongation ligamentaire sans signe de gravité, c’est la simple “foulure”, mais ce pourra être également l’arrachement d’un où plusieurs faisceaux ligamentaires avec signes de gravité (gonflement immédiat, craquement, sensation de dérobement, large ecchymose). Que faire sur le bord du terrain?

 Glacer pour “refroidir” la cheville en évitant le contact direct de la glace sur la peau.

 Repos en évitant tout appui sur la cheville douloureuse.

 E lever le membre en mettant le blessé allongé pour limiter le gonflement

 C omprimer avec une bande si possible élastique sans trop serrer.

Ensuite ne pas oublier de consulter rapidement le médecin qui effectuera le bilan des lésions.

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RECRUTEMENT

Pour toutes inscription et/ou renseignement pour la saison prochaine vous pouvez joindre :

- Section Masculine : Manuel Navarro 06.15.97.86.90
- Section Féminine : Didier Fuchs 06.08.02.40.93

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