Toujours aussi hésitants à l'approche du but adverse, les Tricolores ont dominé sans conclure une pâle formation uruguayenne pour la première journée du Groupe A.

Les matches passent, les doutes persistent. La France a certes montré un joli visage ce vendredi 11 juin 2010 au Green Point Stadium du Cap, mais elle n’a pas su écarter un premier prétendant à la qualification pour les huitièmes de finale. Raymond Domenech sera sans doute plein d’interrogations avant d’affronter le Mexique dans six jours.

Après quelques minutes brouillonnes, où deux passes sur trois ne parvenaient pas à leur destinataire, les Bleus montaient d’un cran pour dominer les débats.

Forlán, seul danger
Sur le premier débordement de Franck Ribéry sur la gauche, Sidney Govou ouvrait bien trop son pied droit seul face au but (7’). La Celeste se trouvait acculée sur son but et n’avait finalement que quelques contres pour se montrer. Pour le seul amenant une action dangereuse, Diego Forlán repiquait vers l’axe pour prendre William Gallas de vitesse et obliger Hugo Lloris à repousser des poings (16’).

Le reste n’était que maîtrise française. Mais hormis un coup franc excentré intelligemment envoyé en pleine lucarne par Yoann Gourcuff et repoussé in-extremis par Fernando Muslera (18’), la France menait aux points la première période. Seulement aux points.

La deuxième mi-temps se disputait sur un schéma identique. A Jérémy Toulalan (56’), Ribéry (60’) et Nicolas Anelka (61’) répondait le seul Forlán sur une jolie déviation de la cuisse de Luis Suárez (73’).

Alors que la fatigue commençait à se faire sentir, Nicolás Lodeiro trouvait le moyen de ne passer que 18 minutes sur le terrain. Entré à la 63ème, il laissait ses coéquipiers à dix pour un tacle dangereux sur Bacary Sagna à la 81ème. Comme en 2002, la tragédie se finissait à 21.

Toutefois le Fort Alamo qui s'ensuivait sur le but de la Celeste ne débouchait sur rien et résumait bien le mal français : les Bleus ne savent plus marquer.